31.05.2006

L'enquête - les enfants d'Yggdrasil - partie 2

D’un pas leste, je me dirigeais vers les archives royales. La grande tour ronde de marbre blanc culminait à plusieurs dizaines de mètres de haut. Ce bâtiment était un peu le symbole de la mémoire de Faerie, rôle qu’il tenait avec son jumeau construit à l’autre bout du monde faerique.

Gravissant les grands escaliers qui menaient à l’entrée, je m’approchais des gardiens des lieux. Exhibant aux gardiens des lieux, mon symbole de Voix du roi, j’eux rapidement accès à l’intérieur de la tour. Je me dirigeais rapidement pour y avoir déjà été vers la chambre gardant les souvenirs qui m’intéressaient. Après quelques minutes dans les couloirs immenses illuminés par des petits cristaux de lumière, je me retrouvais devant une immense porte de chêne. Après avoir ouvert cette porte qui n’était pas fermée, je mis donc un pied dans cette vaste salle. Je découvrais avec émerveillement la profusion des décors de cette pièce. Celle-ci était octogonale et très haute de plafond, les hauts murs de marbre veinés d’or donnait à la pièce une majesté certaine ; sur tous les murs sans exception il y avait des étagères décorées de mille dessins représentant les souvenirs faeriques qu’elles portaient. Chaque étagère portait une dizaine de cristaux de forme, couleur et taille différente : des cristaux de mémoire.

Grâce aux quelques renseignements que j’avais pu glaner sur le cristal qui m’intéressait, je pu rapidement comprendre où celui-ci devait être logiquement placé, je pris donc une immense échelle et je pu ainsi parcourir les étagères qui représentaient le règne d’Obéron. Le cristal qui m’intéressait était un diamant pur en forme de cœur, de la taille d’un poing, avec un rubis en forme de larme qui perlait du cœur de diamant.

Après une petite heure de recherche infructueuse, je me décidais à me rendre compte que ce cristal tant précieux n’était pas là où il devrait être.

Je sorti de la pièce et me dirigeais d’un air peu rassuré vers l’archiviste. Je le trouvais à son comptoir circulaire au centre du bâtiment. L’archiviste est un vieil elfe ridé aux longs cheveux blancs, aux yeux verts forêt, il portait une robe de soie verte qui ne pouvait cacher le fait qu’il avait l’air fatigué et voûté. Il me regarda arriver avec un air intrigué. Quand je lui affirmais avec courtoisie que le cristal n’était pas à sa place, il me regarda avec ces yeux vifs et m’affirma que si le cristal n’était pas à sa place, c’est alors qu’il avait été emprunté. Il sorti de sous le comptoir, un volume ancien. Il le parcouru pendant quelques dizaine de minutes, tournant les pages doucement et calmement, vérifiant les références des emprunts. Je commençais à très gentiment perdre patience, heureusement que l’archiviste était quelqu’un de très respecté dans tout le royaume, cela permit de prendre mon mal en patience.

Je repensais au premier jour où j’avais vu la personne en face de moi, de son nom Jiril Haut’Vent. Le roi venait de lui donner la charge d’Archiviste royal, un poste très convoité à l’époque et encore aujourd’hui. Etant donné que j’étais Voix du roi depuis peu de temps, Obéron m’expliqua ce que je ne savais pas aujourd’hui. Ce cher seigneur Haut’Vent a passé plus d’un millénaire au service de la famille royale. Il était Voix du roi sous le grand père d’Obéron, directeur des Arcanes Impériales ensuite sous le père. Eu égard à son dévouement, ce poste lui avait été gracieusement offert.

Je sortis de ma rêverie au moment où il rangeait le volume et en sortait un deuxième plus poussiéreux encore que le premier. Il se remit, à geste plus lent encore, à parcourir les pages. Je commençais à être sacrement intrigué, visiblement, ce registre ne contenait que les emprunts de longue date, ce qui était normalement interdit. Au bout d’un moment qui me paru interminable, sa voix lente et calme s’éleva au-dessus du comptoir :
« Le joyau nommé le Cœur de Titania a été emprunté il y a 299 ans, 6 mois et 17 jours par sa seigneurie, l’estimé roi de Faerie, Obéron. »

Je n’eus le temps de cacher ma surprise que déjà les grands yeux verts de l’Archiviste me regardaient avec un air de curiosité insatiable...

Je lui demandais quelque chose que je regrettais à peine quelques secondes plus tard :
« Par simple curiosité, il me semblait qu’il y avait un délai pour l’emprunt des joyaux de mémoire ? »

L’archiviste me regarda quelque moment un air de chouette qui a trouvé une souris à manger, il me dit en souriant :
« C’est fort aimable à vous que d’aller dire au Roi qu’il aurait du me rendre ce joyau il y a presque une centaine d’années. »
« C’est avec plaisir que j’en parlerais à notre souverain mais je crains qu’il n’ait d’autres soucis à régler pour le moment » disais-je d’un ton qui ne trompait pas sur la pirouette diplomatique que j’avais faite.
« Assurément Voix du roi, seigneur Brume-de-Chimère, transmettez mes respects au Seigneur de Faerie »

Après les quelques salutations d’usage, je fuyais la présence de cette abominable vieillard trop malin.

L’enquête que je menais sur mon souverain commençait sous de très mauvais augures. Je n’aurais pas du lire cette maudite lettre, j’aurais été plus tranquille. Après tout Obéron a tous les droits… enfin presque malheureusement.



L'inspiration est venue tardivement pour la poursuite de ma nouvelle de Fantasy, je vous offres celle-ci avec passion et tendresse pour cette littérature qui fait partie intégrante de ma vie... Dans l'attente de votre ressenti, je vous souhaite une bonne soirée.