11.06.2006
Un amour... toujours... - Lune Sanglante - Scène 5
J’entrais dans l’appartement de mon doux poète, c’étais la première fois que je venais chez lui...
Cela faisait maintenant quelques semaines que l’on s’était rencontré un soir, au Latino Dream, un bar que je fréquentais souvent pour son cadre sympa, l’ambiance chaleureuse et les cocktails délicieux d’Anton.
C’est dans ce lieu que j’ai rencontré Stefàn. La première que je l’ai vu, j’eu un léger pincement au cœur, il est rare de voir un homme si beau, au charisme si impressionnant, il riait avec un groupe dans lequel il s’était fondu avec simplicité, quelques poignées de main, quelques baisemains, un baiser fougueux… surprenant… je passais ma soirée à le regarder évoluer dans ce groupe où visiblement il était l’élément central.
La semaine d’après, alors que j’étais assise seule à ma table, je venais d’arriver, aucun seductor ne m’avais encore approché ce soir-là. Et là je vois Stefàn et entrer puis s’approcher de ma table, après avoir commandé deux cocktails, aussitôt mes battements s’accélérèrent… Je ne su jamais comment il avait fait pour deviner mon cocktail préféré, un Daiquiri Floridita, mais c’est ainsi qu’il se présenta à moi, en m’offrant la boisson que je buvais tous les soirs ou presque. La soirée passant rapidement, nous discutâmes toute la nuit, de philosophie, des musées parisiens, des galeries d’Art, de la culture espagnole, mi país où ils avaient été en voyage plusieurs fois.
Au fil des semaines, comment expliquer la manière dont il m’a séduite. C’était subtil, c’était poétique, quelques phrases glissées après une gorgée de cocktail, c’était des balades au clair de lune, le romantisme à l’ancienne, c’était des compliments sur ma personne en terme tellement élogieux que le rouge me montait rapidement aux joues. La suite c’est faite très naturellement, quelques aveux, un baiser échangé, il me disait que j’étais pour lui le plus bel être qu’il n’avait jamais rencontré et je le croyais à la manière dont il me voyait au début de chaque nuit. Pour moi, il était l’homme parfait, tout simplement, beau, doux, généreux, attentif, intelligent… Un rêve en fait…
Nous avancions doucement dans notre relation, prenant plaisir à découvrir ensemble nos personnalités, nos goûts, notre culture. J’ai apprécié plus profondément que je ne le pensais le fait que nous n’ayons pas encore fait l’amour, même après ces longues semaines. D’autres relations que j’avais eues dans le passé n’avaient pas eu cette patience et j’avais trouvé cela un peu navrant par la suite.
J’ai découvert chez Stefàn quelqu’un de très sensible. Il m’avoua rapidement être peintre, ce qui m’expliquait beaucoup de choses sur sa culture artistique. C’était également quelqu’un de très cultivé, au savoir presque encyclopédique, j’avais presque l’impression qu’il avait vécu chaque époque qu’il me racontait, brodant des histoires absolument criante de vérité autour des différents Tsars de Russie, autour de la Révolution Française, mais également de la naissance de l’Amérique et de bien d’autres époques… bref il me disait être passionné d’histoire et je le croyais volontiers.
Après un mois plein du bonheur de notre relation, il me demanda si j’aimerais voir son appartement. J’acceptais avec enthousiasme.
Ressources annexes
Recette du cocktail Daiquiri Floridita
Technique : Au mixer
Verre : Verre à cocktail
Ingrédients :
- 4.5 cl de rhum blanc
- 1 citron vert
- 1 cuillère à café de sucre
- quelques gouttes de marasquin
Préparation :
Mixer le rhum, le jus du citron, le sucre et le marasquin avec de la glace pilée et servir frappé.
Source :
http://www.elfloridita.net/
En espérant que ce cinquième épisode vous donnera autant de plaisir que j'ai eu à l'écrire, je vous souhaite à tous une bonne fin de semaine. Dans l'attente fébrile de vos critiques, je vous embrasse
11:15 Publié dans Mes écrits | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Imaginaires, Vampire, Lune Sanglante, Espagne, Séduction
31.05.2006
L'enquête - les enfants d'Yggdrasil - partie 2
D’un pas leste, je me dirigeais vers les archives royales. La grande tour ronde de marbre blanc culminait à plusieurs dizaines de mètres de haut. Ce bâtiment était un peu le symbole de la mémoire de Faerie, rôle qu’il tenait avec son jumeau construit à l’autre bout du monde faerique.
Gravissant les grands escaliers qui menaient à l’entrée, je m’approchais des gardiens des lieux. Exhibant aux gardiens des lieux, mon symbole de Voix du roi, j’eux rapidement accès à l’intérieur de la tour. Je me dirigeais rapidement pour y avoir déjà été vers la chambre gardant les souvenirs qui m’intéressaient. Après quelques minutes dans les couloirs immenses illuminés par des petits cristaux de lumière, je me retrouvais devant une immense porte de chêne. Après avoir ouvert cette porte qui n’était pas fermée, je mis donc un pied dans cette vaste salle. Je découvrais avec émerveillement la profusion des décors de cette pièce. Celle-ci était octogonale et très haute de plafond, les hauts murs de marbre veinés d’or donnait à la pièce une majesté certaine ; sur tous les murs sans exception il y avait des étagères décorées de mille dessins représentant les souvenirs faeriques qu’elles portaient. Chaque étagère portait une dizaine de cristaux de forme, couleur et taille différente : des cristaux de mémoire.
Grâce aux quelques renseignements que j’avais pu glaner sur le cristal qui m’intéressait, je pu rapidement comprendre où celui-ci devait être logiquement placé, je pris donc une immense échelle et je pu ainsi parcourir les étagères qui représentaient le règne d’Obéron. Le cristal qui m’intéressait était un diamant pur en forme de cœur, de la taille d’un poing, avec un rubis en forme de larme qui perlait du cœur de diamant.
Après une petite heure de recherche infructueuse, je me décidais à me rendre compte que ce cristal tant précieux n’était pas là où il devrait être.
Je sorti de la pièce et me dirigeais d’un air peu rassuré vers l’archiviste. Je le trouvais à son comptoir circulaire au centre du bâtiment. L’archiviste est un vieil elfe ridé aux longs cheveux blancs, aux yeux verts forêt, il portait une robe de soie verte qui ne pouvait cacher le fait qu’il avait l’air fatigué et voûté. Il me regarda arriver avec un air intrigué. Quand je lui affirmais avec courtoisie que le cristal n’était pas à sa place, il me regarda avec ces yeux vifs et m’affirma que si le cristal n’était pas à sa place, c’est alors qu’il avait été emprunté. Il sorti de sous le comptoir, un volume ancien. Il le parcouru pendant quelques dizaine de minutes, tournant les pages doucement et calmement, vérifiant les références des emprunts. Je commençais à très gentiment perdre patience, heureusement que l’archiviste était quelqu’un de très respecté dans tout le royaume, cela permit de prendre mon mal en patience.
Je repensais au premier jour où j’avais vu la personne en face de moi, de son nom Jiril Haut’Vent. Le roi venait de lui donner la charge d’Archiviste royal, un poste très convoité à l’époque et encore aujourd’hui. Etant donné que j’étais Voix du roi depuis peu de temps, Obéron m’expliqua ce que je ne savais pas aujourd’hui. Ce cher seigneur Haut’Vent a passé plus d’un millénaire au service de la famille royale. Il était Voix du roi sous le grand père d’Obéron, directeur des Arcanes Impériales ensuite sous le père. Eu égard à son dévouement, ce poste lui avait été gracieusement offert.
Je sortis de ma rêverie au moment où il rangeait le volume et en sortait un deuxième plus poussiéreux encore que le premier. Il se remit, à geste plus lent encore, à parcourir les pages. Je commençais à être sacrement intrigué, visiblement, ce registre ne contenait que les emprunts de longue date, ce qui était normalement interdit. Au bout d’un moment qui me paru interminable, sa voix lente et calme s’éleva au-dessus du comptoir :
« Le joyau nommé le Cœur de Titania a été emprunté il y a 299 ans, 6 mois et 17 jours par sa seigneurie, l’estimé roi de Faerie, Obéron. »
Je n’eus le temps de cacher ma surprise que déjà les grands yeux verts de l’Archiviste me regardaient avec un air de curiosité insatiable...
Je lui demandais quelque chose que je regrettais à peine quelques secondes plus tard :
« Par simple curiosité, il me semblait qu’il y avait un délai pour l’emprunt des joyaux de mémoire ? »
L’archiviste me regarda quelque moment un air de chouette qui a trouvé une souris à manger, il me dit en souriant :
« C’est fort aimable à vous que d’aller dire au Roi qu’il aurait du me rendre ce joyau il y a presque une centaine d’années. »
« C’est avec plaisir que j’en parlerais à notre souverain mais je crains qu’il n’ait d’autres soucis à régler pour le moment » disais-je d’un ton qui ne trompait pas sur la pirouette diplomatique que j’avais faite.
« Assurément Voix du roi, seigneur Brume-de-Chimère, transmettez mes respects au Seigneur de Faerie »
Après les quelques salutations d’usage, je fuyais la présence de cette abominable vieillard trop malin.
L’enquête que je menais sur mon souverain commençait sous de très mauvais augures. Je n’aurais pas du lire cette maudite lettre, j’aurais été plus tranquille. Après tout Obéron a tous les droits… enfin presque malheureusement.
L'inspiration est venue tardivement pour la poursuite de ma nouvelle de Fantasy, je vous offres celle-ci avec passion et tendresse pour cette littérature qui fait partie intégrante de ma vie... Dans l'attente de votre ressenti, je vous souhaite une bonne soirée.
19:25 Publié dans Mes écrits | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : Imaginaires, Fantasy, Elfe, Faerie, Cristal, Coeur
21.05.2006
Une visite étrange - Lune Sanglante - scène 4
Bon, j’ai vérifié, j’ai crocheté la serrure mais il y a une chaîne qui m’empêche de m’infiltrer discrètement à l’intérieur de l’appart. Donc va falloir que je joue les alpinistes, heureusement que j’ai pas le vertige, car à Paris, y a des immeubles sacrément haut. Je finis donc de monter la cage d’escalier, quelques minutes d’acrobatie après, je me retrouvais sur le balcon du gars, une corde pendant du haut de l’immeuble. Coup de chance les rideaux n’étaient pas tiré, vu que l’on avait pensé à moi, vu que l’on m’invitait à regarder bah ma foi, c’est ce que je faisais.
Je découvris un joli petit atelier de peintre, il devait être renommé le bougre car l’appartement était joliment décoré et avait l’air très confortable. Je ne m’attardais pas trop sur le décor et mon regard fût attiré rapidement vers la droite de la pièce, la jeune femme que j’avais suivi était entièrement nue et s’était tranquillement allongée dans un sofa en cuir noir, je confirme, elle est vraiment pas mal du tout, sa chevelure était artistiquement placée de manière à souligner ses formes de rêves, une main soutenant sa tête d’un air nonchalant, l’autre cachait un de ses seins.

©La Chimère, Lune Sanglante Scène 4
Je ne distinguais pas le peintre aussi me décalais-je un peu sur le balcon. Faudra que j’aille remercier la Vierge, j’avais eu raison de suivre mon intuition, je reconnu sans aucun mal le très bel homme d’origine russe qu’était Stefàn Nicodemus, le Primogène Toréador de notre praxis.
Episode précédent : Une visite étrange - Lune sanglante - scène 3
21:25 Publié dans Mes écrits | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
14.05.2006
Une visite étrange - Lune sanglante - scène 3
Du haut d’un bâtiment, j’avais assisté à toute la scène, les soupçons de Xavier était confirmé, il y avait bien un vampire qui chassait sur le praxis sans s’être présenté au Prince. Les hypothèses prenaient doucement forme dans mes pensées mais pour l’instant, je ne pu que les mettre de côté quand je vis qu’il l’avait laissé en vie.
Ma vue perçante me montra qu’il prenait quelque chose dans son sac et partir…
Quand je vis la femme se mettre à pleurer, je me laissais tomber doucement de l’immeuble sur le sol et je me rapprochais discrètement. Visiblement elle était complètement choquée, elle disait qu’elle ne comprenait rien. Entre deux sanglots, je compris qu’elle avait peur car son agresseur lui avait pris son portefeuille et donc qu’il connaissait maintenant son adresse. Elle disait également qu’elle s’en voulait d’avoir pris du plaisir à son contact même si elle aurait juré qu’il ne l’avait pas violé, elle ne comprenait pas les sensations qu’elle avait eu quand il lui avait baisé le cou.
Je n’avais pas décidé de le poursuivre, mes raisons n’étaient pas très claires, une forte intuition, ça c’était certain. Il faudra que je trouve de bons arguments sinon monsieur le Ventrue ne sera pas content quand j’irais lui faire mon rapport, enfin bon, je verrais bien, le jeu en vaut peut-être la chandelle.
Je la suivais donc dans les rues de Paris où elle déambula un moment afin de retrouver ses chaussures, elle ne devait visiblement pas aller très loin sinon elle aurait pris un métro vu l’heure qu’il était. Je trouvais de plus en plus louche qu’une belle nana comme ça traîne dans Paris à cette heure-ci.
Elle arriva au bout de quelques minutes de marche rapide à un hôtel chic du quartier de l’Opéra nommé le Petit Manoir. Très intrigué, je la suivis à l’intérieur, elle se dirigea directement vers l’ascenseur et je m’aperçu qu’elle montait au dernier étage car l’ascenseur étant à la mode ancienne, une aiguille indiquait où il était arrivé. Rapidement, je pris l’escalier intérieur et montait au dernier étage. J’arrivais au moment où la jeune femme frappait à une des chambres.
Quelqu’un lui ouvrit, malgré ma vue perçante, je ne pu distinguer que son ombre. La jeune femme se permit un sourire et entra…
Voici la suite de la nouvelle vampirique que j'ai intitulé Lune Sanglante. L'introduction continue mais des choses se précisent. N'hésitez pas à me poser des questions si vous avez des problèmes avec le vocabulaire parfois particulier que j'utilise. Je me ferais un plaisir de préciser dans les commentaires afin que tous puissiez en profiter. Dans l'attente de vous lire, je vous souhaite une bonne soirée.
Episode précédent : Partie de chasse - Lune sanglante - scène 2
20:30 Publié dans Mes écrits | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
19.04.2006
Partie de chasse - Lune sanglante - scène 2
La phase d’approche était maintenant terminée, la poursuite pouvait commencer…
J’accélérais également le pas et la réaction de mon gibier ne se fît pas attendre, elle se mît à courir. Elle aurait dû enlever ses talons, pour courir c’est mieux. On a parcouru ensemble en harmonie une centaine de mètres et voilà que la pauvre trébucha. J’aurais alors aisément pu la rattraper mais ça aurait fini un peu trop vite à mon goût, je ne me serais même pas amusé. Donc j’ai fait la seule chose acceptable, je me suis pris les pieds dans une poubelle et trébuchait de tout mon long, ça lui laissa le temps de se reprendre, de laisser ses talons de côté et de se remettre à courir, pieds nus dans les rues de Paris.
Comme souvent dans ces cas-là, elle ne fît pas attention où elle allait et donc elle se perdit dans les rues. Je me rapprochais d’un seul coup, grâce aux pouvoirs de mon sang ; cela me permettait de tester l’état d’esprit de ma partenaire de jeu. Pour mon grand plaisir, elle poussa un long cri affolé, ne pouvant pas la laisser faire, à cause des flics, je sorti mes griffes et lui fît une petite entaille dans le dos, des fois ça arrête les victimes. Au contraire, elle se mît à hurler, de plus en plus fort, de plus en plus aigüe. Ce long chant harmonieux emplissait mes oreilles de bonheur absolu mais comme tout bonne chose, cela devait cesser, je choisi de me laisser distancer. Je la suivais de loin.
Les cris diminuèrent progressivement, j’étais dissimulé non loin d’elle maintenant. Au bout de quelques minutes, elle s’approcha d’une rue en cul-de-sac. Une petite apparition de ma part la dirigea naturellement avec un petit cri sanglotant dans la bonne direction. Quand elle s’en rendit compte, elle me regarda avancer, un doigt posé sur mes lèvres pour lui signifier que le silence était de rigueur. Elle se tût instantanément, elle ne voulait pas mécontenter la personne qui avait maintenant tout pouvoir sur elle. Visiblement elle n’avait pas de flingue, sinon elle l’aurait déjà sorti, je m’avançais donc rapidement. Quand j’arrivais à sa hauteur, elle dit d’une voix tremblotante :
« Prenez ce que vous voulez mais je vous en supplie, ne me violez pas »
Les mots résonnèrent dans mes oreilles et comme à chaque fois, ces mots m’ont surprit. Remarque, il est vrai qu’une jeune et belle femme comme elle pouvait avoir peur pour sa vertu devant l’homme que j’étais, c’est-à-dire quelqu’un de plutôt mal habillé, de longs cheveux noirs en bataille, un regard de prédateur, ressemblant à une dangereuse racaille en fait. Mais je laisse le viol à mes autres confrères, je prends mon pied autrement, comme elle n’allait pas tarder à le découvrir. Le problème est que si je lui disais que je voulais juste boire quelques gorgées de son sang apeurés, elle ne me croirait pas et cela mettrait plus de temps entre moi et mon repas.
Je me rapprochais donc, ma force décuplée me permis de la maîtriser sans effort apparent et de planter mes crocs dans sa gorge, le cri qu’elle avait poussé instinctivement s’arrêta en même temps. Après avoir aspiré un peu de son sang, elle se calma puis ressenti l’extase inhérente à ma morsure. Je le sentais à travers le goût de son sang, elle avait une espèce d’orgasme physico-mental, enfin je ne sais plus trop quoi, l’évêque à bien essayer de m’expliquer l’autre jour mais j’ai pas tout pigé.
Son sang était un pur délice… je pris tout mon temps pour le déguster à sa juste valeur. Comme je ne voulais pas abandonner son cadavre dans la rue, je ressorti mes crocs rapidement pour ne pas la faire sombrer dans l’inconscience. Avec un sourire satisfait, je lui demandais, si ça lui avait plu. Elle m’avoua que oui, un peu timidement, sans trop comprendre ce qui lui était arrivé car sa robe était pas défaite.
Mes frères de sang se moqueraient de moi s’ils savaient que je l’ai laissé partir. Au début je voulais la tuer mais la chasse m’avais plu et je n’avais plus faim, en plus sa broche en forme de rose me titillait l’esprit. C’était peut-être un calice de Toréador…
J’ai continué à me balader toute la nuit dans les recoins de Paris en me disant qu’elle était vraiment magnifique. J’avais bien fait d’avoir volé son portefeuille pour récupérer son adresse…
18:30 Publié dans Mes écrits | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
15.04.2006
Partie de chasse - Lune sanglante - scène 1
« La lune est magnifique ce soir »
Quand mon corps endormi se réveille, que mes yeux s’ouvrent sur la cité, c’est la première chose que je fais en me levant. Je regarde l’astre lumineux qui accompagne ma vie nocturne.
Je reste ainsi quelques minutes, je prends mon temps pour sortir du grenier abandonné où j’ai élu pour le moment domicile. La nuit est déjà bien avancée aussi mieux vaut que je ne traîne pas. Je passe donc de toit en toit afin d’arriver à mon quartier favori ; le quartier de l’Opéra.
Mes yeux parcourent rapidement les environs, à la recherche d’une proie. J’aime bien chasser les humains, la peur de mourir donne à leur sang un petit goût que je trouve irrésistible. J’adore Paris et sa petite vie nocturne, quand je parcours la forêt de ses immeubles, je me dis que les Gangrels n’ont rien compris.
Après une petite demi-heure, je trouve enfin une belle cible, une jeune femme isolée. Le jeu va pouvoir enfin commencer. La première étape est la plus difficile, il faut augmenter progressivement la pression sur la proie afin que celle-ci ne se mette pas à hurler et à ameuter tout le quartier. De plus, les Camaristes peuvent traîner dans le coin, il faut que je sois prudent.
Je me rapproche donc doucement, délicatement, discrètement. Je la distingue enfin… grande, jeune, la trentaine, de longs cheveux bruns retenus par un pince en forme de rose. Elle porte un long manteau qui cache mal une longue robe de soirée rouge, elle a du aller voir une pièce de théâtre. Elle marche très calmement malgré l’heure tardive. J’ai toujours préféré les gens friqués, leur sang est riche contrairement à celui des pauvres et des mendiants, je ne sais pas comment font les Nos pour se nourrir sur des rats, c’est abject !
Je me rapproche encore, je distingue les traits de son visage, elle est vraiment très belle, un air un hautain qui paraît naturel sur son visage. Elle se retourna brièvement, sentant sûrement une présence non loin.
Je ne sais jamais si c’est mon allure de racaille ou le regard que je lui jetais qui lui fit cet effet là. Elle se mit à accélérer le pas, elle trébucha une fois, à cause de ses talons hauts. Je regardais autour de moi mais il n’y avait personne dans la rue, tant mieux, les témoins sont parfois gênant pour le bon déroulement d’une chasse. La phase d’approche était maintenant terminée, la poursuite pouvait commencer…
Petite nouvelle vampirique inspiré du cadre de jeu Vampire : La Mascarade. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Je me permets de dédicacer cette nouvelle à ma petite Ventrue préférée, si tu passes par ici, tu comprendras pourquoi. Dans l’attente de vous lire, je vous souhaite à tous de belles pâques.
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13.04.2006
Lettre intime - Les enfants d'Yggdrasil - partie 1
J’utilise les mots afin d’étancher ma douleur, c’est aujourd’hui l’anniversaire du jour où elle s’est sacrifiée. Et cet unique jour, je prend conscience que je l’ai perdu à tout jamais.
Malgré tout, je sens sa présence dans l’air que je respire, dans les objets que je vois, dans ses peintures, dans notre monde.
Elle est morte devant mes yeux, elle s’est consumée afin de nous sauver tous. Même en sachant que c’était la seule solution, j’ai encore du mal à m’y faire, l’éternité sans elle, cette souffrance qui me prend au cœur, cette lassitude intense me dit qu’une page encore s’est tournée.
Mes fidèles demeurent près de moi, mais ne comprennent pas, je reste souvent devant le lac où nous aimions parler de nos projets, de nos idées, de notre avenir, de nos enfants.
Mon humeur s’assombrit et la pluie tombe, les éclairs percutent la terre, ils ont peur que je sombre dans la folie et à un moment je dois avouer que j’y ai pensé. M’exiler dans les terres du Rêve et ne plus revenir était pour moi une tentation puissante. Car je peux la créer dans mes Rêves, ce pouvoir fait parti de mon sang.
Ecrire apaise pour un temps ma souffrance. Car j’ai l’impression que je peux te parler dans mes mots.
Mon tendre amour, je me sens si seul.
Petit soliloque personnel, une inspiration, quelques mots et un univers prend forme sous mes yeux ébahis. Je m'essaye à l'écriture avec la peur des mots. En espérant que ça vous plaira.
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