« Trois poèmes pour deux femmes | Page d'accueil | Une visite étrange - Lune Sanglante - scène 4 »

19.05.2006

Les petits lutins

Charmants êtres de Faerie
Toujours malicieux
Et mystérieux

Lutins, elfes, fées, gnomes et farfadets
Font une ronde enchantée, les amis
Les humains sont invités

Le vin des elfes coule à flot
Sang mortel fait attention
Car ce vin est trop beau

Il te fera rêver des millénaires entiers
Où tu seras dans les bras
De Morphée, crois-là

La tension de la fête est à son apogée
Les sylves, les néréides choisissent
Leur plus beau prétendant

Pour un baiser au goût de malice
Donné avec simplicité
Aimant

L’humanité
Les rêves de ces fêtes
Sont uniques car les humains regrettent

De ne pouvoir y revenir
Les fêtes de Faerie sont rares
Et les humains n’y sont pas les stars

Quelques invités chancelant
Retournèrent à leur présent, leur maintenant
Et comprirent qu’un siècle s’était passé, choqué

Leur famille morte, leur rêve détruit
Les êtres féériques ne connaissent pas la méchanceté
Les humains si, des guerres éclatent, et le sang de Faerie rougit….

C’est pourquoi
Les humains n’ont plus droit
De venir aux fêtes des enfants des bois

Mais si un jour
Un homme au cœur pur
Cherchant à joindre les êtres des forêts


Il devra être inquiet
Sauter hors des faubourgs
En chantant le poème parjure



Mon univers est parsemé de ces créatures, de leurs coutumes, de leurs histoires. Ils sont pour moi, le côté magique, que nous perdons quand d'enfant, nous devenons grand. Un jour ma grand-mère m'a dit que la magie n'existait plus parce nous n'y croyions plus, il sera grand temps de laisser notre imaginaire dériver...

Trackbacks

sj

hjgdbhfknkgnjkhkgh

Trackback par : lio : antre bleu | 21.05.2006

Commentaires

Quel poème, quelle invitation à un mystérieux et dangereux banquet! J'aime votre univers féerique cher Blackbird...

Justement parlant mondes magiques... Alors que je passais moi-même par un certain château, j'ai rencontré une fée qui m'a demandé de vous dire qu'ayant vu en votre coeur tant et tant de noblesse, vous avait sans hésiter fait sacré Chevalier à sa Table Ronde... sourire...

Votre poème me rappelle un conte que j'ai écrit sur mon blog personnel, "L'Elfe et la Rose" Vous aimeriez... je crois... À bientôt, ici ou là...

Ecrit par : Louve | 20.05.2006

To n poeme est magnifique des univers celtiques. je collectionne aussi ses récits et je crois que cela nous fait un point commun. D une certaine manière et tu le sais tous mes poèmes ont un gout d enfance. Même si ma fée à moi trouve mes poèmes sans âge et pour tous...

Ecrit par : lio | 20.05.2006

Une invitation à entrer dans la ronde de fées, pourquoi pas?
Chacun cultive son cercle d'êtres imaginaires, dans le silence de la solitude et des rêveries..*° les muses et fées ne sont-elles pas là pour nous insufler des mots poétiques, la grâce, la beauté, des créations fertiles?!....°
Croire à l'imaginaire, c'est croire à une présence qui dépasse celle des êtres et de la nature... Que dire du murmure du vent, de la rosée du matin...n'est-ce pas l'enchantement de ces êtres légers et heureux?....
Ta grand-mère avait raison, l'homme s'est recroquevillé sur lui-même, il est devenu aveugle. Quelques graines d'imagination semée dans les esprits, et les choses invisibles prennent forme...

¨¨.,;:* La Chimère

Ecrit par : La Chimère | 20.05.2006

Louve : merci ma chère, je tire ce poème de très anciennes légendes que j'ai lu dans différents bouquins de ma "collection personnelle", je suis très content qu'il vous ait plu, j'essaye de varier mon "registre poétique", j'essaye de me tester, de me défier...

Je vous prie instamment ma chère de remercie la fée pour ce sacre que je ne mérite point. Grand merci de cette charmante attention.

L'elfe et la Rose, charmant thème, je sais ce que je vais lire bientôt :-)

Amicalement,


lio : l'univers féériques est toujours quelque chose de profondemment ancré dans mes racines. Une grande partie de notre personnalité se forge dans l'enfance, j'ai toujours été un grand rêveur.


La Chimère : il est vrai que quelques "adultes" (parfois appelé grand enfant) ont gardé ce rêve en eux, ce qui est vraiment bien, c'est que cette graine se transmet par la passion. Il est toujours étonnant de voir que les enfants sont ceux qui croient le plus aux forces naturelles. Un grand débat dans notre société reste toujours d'actualité... le monde invisible.

Tout artiste à sa muse, certains ont la chance d'avoir une muse charnelle, d'autres ont une muse imaginaire. Morphée est le compagnon de mes pensées. Cherchant à vous faire partager ma "vision", je suis très heureux que tu sois passé ici pour me dire tout cela.

PS : as-tu toi-même un monde personnel à nous faire partager, n'hésite pas à mettre le lien dans mon monde, je serais ravi d'aller le visiter.

Ecrit par : BlackBird | 21.05.2006

ce monde là est entremêlé à celui d'ici...sachons "ouvrir nos yeux d'âme" pour rece-voir la grâce de l'entrepercevoir parmi nous à la pointe du coeur dont celui ci est la clef!De ma plus tendre enfance j'y suis chez moi ayant eu le privilège d'être conduite par mes Echanteurs de Grands-Parents....*
Poème splendide tout y est dit et avec quel talent!

Ecrit par : Baladine | 21.05.2006

Merveilleuse évocation...Cher BlackBird, je vais oser dire autrement que ta grand-mère : la magie n'existe plus pour la majorité des gens...Certains êtres rares savent encore, heureusement, la susciter, l'appeler, la percevoir...J'en suis intimement persuadée.

Ecrit par : Volcane | 21.05.2006

Baladine : Merci de ton témoignage, les grands-parents sont les artisans de la magie, de l'enchantement et de la féérie. J'espère quand j'aurais des petits-enfants que je serais capable de faire aussi bien qu'eux.

Volcane : poésie et imagination sont les clés de la perception. Merci de ton compliment sincère, de ton passage régulier pour m'aider à avancer.

Ecrit par : BlackBird | 21.05.2006

Ecrire un commentaire