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19.04.2006
Partie de chasse - Lune sanglante - scène 2
La phase d’approche était maintenant terminée, la poursuite pouvait commencer…
J’accélérais également le pas et la réaction de mon gibier ne se fît pas attendre, elle se mît à courir. Elle aurait dû enlever ses talons, pour courir c’est mieux. On a parcouru ensemble en harmonie une centaine de mètres et voilà que la pauvre trébucha. J’aurais alors aisément pu la rattraper mais ça aurait fini un peu trop vite à mon goût, je ne me serais même pas amusé. Donc j’ai fait la seule chose acceptable, je me suis pris les pieds dans une poubelle et trébuchait de tout mon long, ça lui laissa le temps de se reprendre, de laisser ses talons de côté et de se remettre à courir, pieds nus dans les rues de Paris.
Comme souvent dans ces cas-là, elle ne fît pas attention où elle allait et donc elle se perdit dans les rues. Je me rapprochais d’un seul coup, grâce aux pouvoirs de mon sang ; cela me permettait de tester l’état d’esprit de ma partenaire de jeu. Pour mon grand plaisir, elle poussa un long cri affolé, ne pouvant pas la laisser faire, à cause des flics, je sorti mes griffes et lui fît une petite entaille dans le dos, des fois ça arrête les victimes. Au contraire, elle se mît à hurler, de plus en plus fort, de plus en plus aigüe. Ce long chant harmonieux emplissait mes oreilles de bonheur absolu mais comme tout bonne chose, cela devait cesser, je choisi de me laisser distancer. Je la suivais de loin.
Les cris diminuèrent progressivement, j’étais dissimulé non loin d’elle maintenant. Au bout de quelques minutes, elle s’approcha d’une rue en cul-de-sac. Une petite apparition de ma part la dirigea naturellement avec un petit cri sanglotant dans la bonne direction. Quand elle s’en rendit compte, elle me regarda avancer, un doigt posé sur mes lèvres pour lui signifier que le silence était de rigueur. Elle se tût instantanément, elle ne voulait pas mécontenter la personne qui avait maintenant tout pouvoir sur elle. Visiblement elle n’avait pas de flingue, sinon elle l’aurait déjà sorti, je m’avançais donc rapidement. Quand j’arrivais à sa hauteur, elle dit d’une voix tremblotante :
« Prenez ce que vous voulez mais je vous en supplie, ne me violez pas »
Les mots résonnèrent dans mes oreilles et comme à chaque fois, ces mots m’ont surprit. Remarque, il est vrai qu’une jeune et belle femme comme elle pouvait avoir peur pour sa vertu devant l’homme que j’étais, c’est-à-dire quelqu’un de plutôt mal habillé, de longs cheveux noirs en bataille, un regard de prédateur, ressemblant à une dangereuse racaille en fait. Mais je laisse le viol à mes autres confrères, je prends mon pied autrement, comme elle n’allait pas tarder à le découvrir. Le problème est que si je lui disais que je voulais juste boire quelques gorgées de son sang apeurés, elle ne me croirait pas et cela mettrait plus de temps entre moi et mon repas.
Je me rapprochais donc, ma force décuplée me permis de la maîtriser sans effort apparent et de planter mes crocs dans sa gorge, le cri qu’elle avait poussé instinctivement s’arrêta en même temps. Après avoir aspiré un peu de son sang, elle se calma puis ressenti l’extase inhérente à ma morsure. Je le sentais à travers le goût de son sang, elle avait une espèce d’orgasme physico-mental, enfin je ne sais plus trop quoi, l’évêque à bien essayer de m’expliquer l’autre jour mais j’ai pas tout pigé.
Son sang était un pur délice… je pris tout mon temps pour le déguster à sa juste valeur. Comme je ne voulais pas abandonner son cadavre dans la rue, je ressorti mes crocs rapidement pour ne pas la faire sombrer dans l’inconscience. Avec un sourire satisfait, je lui demandais, si ça lui avait plu. Elle m’avoua que oui, un peu timidement, sans trop comprendre ce qui lui était arrivé car sa robe était pas défaite.
Mes frères de sang se moqueraient de moi s’ils savaient que je l’ai laissé partir. Au début je voulais la tuer mais la chasse m’avais plu et je n’avais plus faim, en plus sa broche en forme de rose me titillait l’esprit. C’était peut-être un calice de Toréador…
J’ai continué à me balader toute la nuit dans les recoins de Paris en me disant qu’elle était vraiment magnifique. J’avais bien fait d’avoir volé son portefeuille pour récupérer son adresse…
18:30 Publié dans Mes écrits | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
Commentaires
beaucoup d humour pour un vampire enjoué. on reconnait les marques du sabat aussi. L'êveque est un personnage que tu pourrais nous présenter plus en détail
Ecrit par : lio | 19.04.2006
Je n'en dis pas plus, mais une rencontre entre le personnage de cette histoire et l'évêque est possible.
Je ne sais pas trop dans quelle direction je vais aller. J'ai plusieurs idées, j'en ai soulevé plusieurs dans ces deux parties. Je verrais bien.
Merci de ton gentil mot et de ton soutient,
Amicalement
Ecrit par : BlackBird | 19.04.2006
Je me permets de vous recopier ici ma réponse à votre question chez moi, suite à mon dernier écrit : et je m'excuse d'avance, puisque mes mots ne concernent pas vraiment votre post ici.
Un écrivain ne peut écrire qu'à partir d'une "matière"...comme un sculpteur taille et cisèle le marbre ou la terre...La matière de l'écrivain est sa propre vie. Tout ce que j'écris, dans mes livres ou sur mon blog, est écrit avec mon sang, mes larmes, mes cris, mes déchirures, ou bien mon rire, mes victoires, mes jouissances...L'écriture ne peut tromper personne, et si vous avez été touché par mes mots c'est qu'ils sortent du cratère brûlant de la vérité.
Ecrit par : Volcane | 20.04.2006
A présent que j'ai lu votre récit, je vous en dis quelques mots aussi. J'y trouve un succulent mélange d'ombre et d'humour, comme si votre sourire faisait tout de même pâlir la nuit de l'ambiance que vous avez créee à merveille...
Ecrit par : Volcane | 20.04.2006
Il n'y a rien à excuser. merci d'avoir lu mon récit.
Je souffre d'un grave complexe d'infériorité que mes lecteurs soignent au fur et à mesure de leurs gentils commentaires.
J'aime la nuit et l'ombre de celle-ci sur les cités, le monde des vampires est tellement différent du notre qu'il permet à l'esprit de se libérer. Un peu comme la poésie, je pense.
Encore merci de votre passage, passez une bonne soirée,
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Copie de ma réponse sur votre blog : Mais je m'étais permis de faire cette hypothèse, ne vous connaissant... pas en écriture....
Mes poèmes et mes récits prennent certes leurs matières dans mon être intérieur mais également dans mes rêves. Il n'est parfois pas évident au premier abord de faire la distinction.
Merci d'avoir lever le doute, cela ne me rend que plus triste encore. J'espère que vous êtes également sur une pense ascendante. Ce dont je ne doute absolumment pas la vie n'étant pas faite que de bas...
Quelques mots, quelques pensées pour vous accompagner.
Ecrit par : BlackBird | 20.04.2006






